Après avoir fait posé des pierres sur les routes, la maire se fait insulter sur Facebook et porte plainte

La récente polémique sur la pose de pierres de sécurité dans la commune a débordé sur Facebook. L’élue poursuit un des internautes en justice. Explications.

Il n’aura pas fallu grand-chose pour que la polémique vire à la grossièreté pure et simple. Mise en cause sur Facebook au sujet de rochers monumentaux installés à plusieurs endroits de la commune destinés à protéger des plots de sécurité, Isabelle Pestre, maire de la commune, a été insultée par un internaute. « Non mais pour qui elle se prend la peste… m… la Pestre, elle devient grave cette c…, a écrit le commentateur qui ne s’arrête pas là, cette dingue… Pauvre Gilbert, il doit se retourner dans sa tombe ».

La diffamation non retenue

Des injures et pour couronner le tout, une allusion à feu Gilbert Pestre, beau-père d’Isabelle Pestre et ancien maire de la commune jusqu’en 1995. Pas franchement du goût de l’élue, d’autant plus que lesdits commentaires ont été publiés à la suite d’un post sur la page d’une certaine Céline Benard, épouse de l’ancien premier adjoint d’Isabelle Pestre : Patrick Benard. Celui-ci ayant été destitué de sa délégation dès 2015 à la suite de différends avec la maire, l’histoire a des allures de querelle de clocher. Isabelle Pestre décide de porter plainte pour diffamation contre Patrick Benard et pour injure contre l’autre internaute, un certain Christophe.

D’après nos informations, la diffamation n’a pu être retenue à l’encontre de Patrick Benard car les propos litigieux (effacés depuis) contenaient des sous-entendus trop peu précis. En revanche, l’autre plainte, a bien été enregistrée pour injure envers une personne dépositaire de l’autorité publique.

Son auteur, Christophe, est convoqué le 23 février devant le tribunal correctionnel de Châlons. Au téléphone, celui-ci a regretté son attitude : « J’ai écrit cela vers 5 heures du matin, j’étais très fatigué et très déprimé. Voyant la polémique enfler sur Facebook, j’ai réagi sans réfléchir aux conséquences. Je ne pensais pas que ça prendrait ces proportions-là ».

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