Grand Paris Express : la ligne 17 du projet pourrait être abandonnée

L’exécutif devrait indiquer prochainement si le calendrier prévu pour les travaux est respecté.

Quatre nouvelles lignes, 200 kilomètres de voies, en 2030 ? Officiellement, rien n’est encore remis en cause, mais avec le temps – et le silence du gouvernement qui s’éternise –, l’inquiétude grandit chez les élus locaux. Le verdict de l’Élysée est attendu dans les tout prochains jours.

En arrivant aux affaires, l’actuel gouvernement a très vite demandé aux services de Bercy de se pencher sur ce projet hors norme. Et sur sa facture qui menace de déraper. Au départ, elle devait s’élever à 26 milliards d’euros, mais compte tenu de l’expérience des premiers travaux, l’estimation a été portée à 28 milliards. Avant d’être revue, compte tenu des aléas, à une fourchette allant de 28 à 35 milliards d’euros. Or, si le projet ne pèse pas sur le budget de l’État – il est financé par des taxes fiscales payées par les Franciliens – il alourdit la dette publique au regard des critères de Maastricht.

L’obtention des Jeux olympiques de 2024 et de l’Exposition universelle de 2025 a un peu changé la donne et devrait permettre de sécuriser les investissements. À ce jour, les tronçons les plus menacés, et dont les travaux risquent d’être retardés, sont la partie ouest de la ligne 18, entre Saclay et Versailles, ainsi que le prolongement de la ligne 17 entre le triangle de Gonesse et l’aéroport Charles-de-Gaulle. La ligne 16 pourrait être ralentie à l’est d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Des bouts de ligne sur lesquels les prévisions de trafic sont parmi les moins élevées.