(In)sécurité routière : 4 femmes en covoiturage se font braquer en roulant sur l’A41

La scène se déroule sur l’autoroute A41, entre Annecy et Chambéry, samedi matin. Vers 9 heures, ces quatre jeunes femmes, originaires de Haute-Savoie et du Rhône, font le trajet en covoiturage quand un Citroën Picasso se porte à leur hauteur.

À son bord, quatre jeunes gens.  Le Picasso accélère, freine, puis effectue diverses manœuvres qui inquiètent les quatre occupantes de l’Alfa. Quand, tout à coup, l’un des occupants du Picasso abaisse sa vitre, sort une arme de poing et la braque en direction de l’Alfa. Puis une bombe lacrymogène.

Effrayées, les jeunes femmes alertent les gendarmes en composant le 17.  Et donnent leur localisation, tout en continuant de rouler.

L’alerte est immédiatement relayée aux unités de gendarmerie de Savoie, puis du Nord-Isère : le Picasso s’est engagé sur l’autoroute A43 en direction de Lyon. Les gendarmes des pelotons motorisés de La Verpillière et de Rives, leurs homologues de la brigade motorisée des Abrets, mais encore les gendarmes des compagnies de La Tour-du-Pin et de Bourgoin-Jallieu, ainsi que les policiers berjalliens, sont engagés. Et surveillent chaque sortie d’autoroute.

Une vingtaine de minutes plus tard, le Picasso est intercepté à la sortie de l’Isle-d’Abeau. Ses quatre occupants, âgés de 19 et 20 ans, originaires de Villefontaine, La Verpillière et L’Isle-d’Abeau, sont interpellés sans difficulté et remis aux militaires du peloton de La Verpillière, en charge de l’enquête, avec le concours des enquêteurs de la brigade de recherches de Bourgoin-Jallieu.

Il est rapidement établi que le Picasso, faussement plaqué, provient d’un cambriolage commis dans la nuit du 23 au 24 décembre à Saint-Quentin-Fallavier. Dans l’habitacle, les enquêteurs découvrent l’arme de poing : un Glock factice. Ainsi que deux bombes lacrymogènes et un couteau de survie.

Les quatre jeunes gens, dont certains déjà connus des services judiciaires, ont été longuement interrogés afin d’établir le rôle de chacun. Leur garde à vue s’est prolongée jusqu’à dimanche soir. Ils devront répondre de violences avec arme, en mai, à la barre du tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu.

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