L’air du métro parisien serait plus nocif que celui du périphérique

L’air du métro parisien serait dix fois plus pollué qu’à l’extérieur. Une pollution qui engendrerait des problèmes de santé chez les personnes exposées quotidiennement.

LE MÉTRO AUX HEURES DE POINTES : UN SEUIL DE POLLUTION MAXIMUM !
Dans les tunnels du métro parisien, aux heures de pointe, l’air serait encore plus pollué que le périphérique parisien… Un constat qui fait froid dans le dos lorsqu’on pense que des milliers de parisiens empruntent le métro quotidiennement. Ces enceintes ferroviaires souterraines renferment des milliers de particules fines. La RATP a mis en place un indicateur indiquant le taux de particules. Résultat : le compteur affiche 300 microgrammes par m3, un taux largement supérieur à l’air extérieur. Le taux de particules fines du métro est bien au delà du seuil acceptable dans l’atmosphère, soit 80 microgrammes par m3. Dans le cas d’une pollution extérieure une concentration aussi élevée déclencherait une alerte pollution.

D’OÙ VIENNENT CES PARTICULES FINES ?
Cette pollution aux particules fines n’est pas seulement due à l’air emprisonné dans un espace confiné. Les rames du métro sont elles-mêmes vecteur de pollution souterraine. Lorsqu’il y a freinage à répétition par exemple à chaque station, la friction des roues sur les rails entraîne une libération de particules. On compte environs 28 000 salariés exposés à cet air pollué. L’atmosphère du métro parisien pourrait même être comparé à une mine « Vous vous mouchez plusieurs fois au cours du service, votre mouchoir est noir » souligne un agent de la RATP.

QUELS RISQUES POUR LA SANTÉ ?
La pollution nichée à l’intérieur du réseau ferroviaire souterrain aurait des conséquences sur la santé. Respirer ces micro-particules augmenterait le risque de décès chez les personnes fragiles souffrant de troubles respiratoires ou de maladies cardiovasculaires. Les syndicats souhaitent rencontrer le ministre de l’Environnement afin qu’il reconnaisse l’exposition aux particules fines comme un facteur de pénibilité. De son côté, la direction de la RATP essaie de rassurer leurs salariés et les usagers. « Des actions sur la ventilation mécanique, sur le freinage électrique et différentes actions qui permettent de réduire l’exposition de notre personnel et des voyageurs » affirme Sophie Mazoué, responsable environnement à la RATP.

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