Les radars automatiques dans le viseur de la justice pour soupçons de favoritisme

Anticor a encore frappé. L’association anti-corruption, connue pour avoir mené des actions en justice dans des dossiers tels que les sondages de l’Élysée, les notes de taxi d’Agnès Saal ou plus récemment la LGV Lyon-Turin, s’est aussi attaquée à la question des radars automatiques, et plus spécifiquement aux marchés publics passés pour leur fonctionnement.

Selon Mediapart, la justice a ouvert le 29 mars une enquête pénale pour favoritisme et prise illégale d’intérêts sur l’attribution de certains de ces marchés publics, après une plainte d’Anticor fin 2015. Le site d’information ajoute que les noms de Thierry Breton et Francis Mer, tous deux ex-ministres de l’Economie et des Finances, apparaîtraient dans cette affaire.

« Quatre juteux contrats passés entre l’État et Atos »

Citant une source judiciaire, Mediapart affirme que les éléments de la plainte ont été jugés « suffisamment sérieux », entraînant l’ouverture d' »une enquête préliminaire le 29 mars dernier ». En cause, « les conditions d’attribution de quatre juteux contrats passés entre l’État et des sociétés du groupe Atos » entre 2003 et 2011. Le groupe informatique serait soupçonné d’avoir été favorisé au détriment d’éventuels concurrents.

Toujours d’après Mediapart, Thierry Breton et Francis Mer auraient joué un rôle « dans l’attribution de certains de ces marchés et dans les commandes de prestations réclamées d’une manière générale dans le cadre du nouveau système de contrôle-sanction automatisé (CSA) lancé en 2003.

Thierry Breton et Francis Mer ont par la suite été nommés à la tête « de deux des principales entreprises prestataires de l’État dans cette affaire », respectivement Atos et Safran (dont la filiale Morpho fournit des radars).

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