Essai non concluant : la rocade de Rennes repasse de 70 à 90 km/h

« Ouf ! La rocade de Rennes revient enfin à 90 km/h » commentait ce lundi, sur la page Facebook d’Ouest-France Rennes, un internaute. « Il était temps ! Je vais enfin pouvoir rouler de nouveau correctement sur la rocade sud. À 70 km/h, ce n’était plus possible », confie encore cet autre Rennais, toujours sur les réseaux sociaux. Des réseaux qui se sont littéralement enflammés à l’annonce de la fin de l’expérimentation de la vitesse à 70 km/h sur la rocade rennaise et le retour à 90 km/h.

La Ville de Rennes et la préfecture d’Ille-et-Vilaine, notamment pour lutter contre la pollution atmosphérique mais aussi le bruit, la congestion du trafic et les accidents, décident de baisser la vitesse de 20 km/h sur la rocade rennaise. Là où on roulait à 110, ça sera 90 (un tiers de la rocade). Et là où on circulait à 90, ça sera 70 km/h. « La rocade est une source de pollution au dioxyde d’azote. Il fallait agir, car nous avons une responsabilité en termes de santé publique », a rappelé ce lundi la maire Nathalie Appéré, pour justifier l’expérimentation d’un an. « Une première en France, selon elle, pour connaître l’impact d’une baisse de la vitesse sur la pollution. »

À l’époque, les autorités précisent que des campagnes de mesures vont être menées. Dès le début, l’expérimentation va se montrer très impopulaire.

Sur la rocade, là où la vitesse était limitée à 70 km/h, elle repassera à 90 km/h. En revanche, sur les portions anciennement à 110, elle est maintenue à 90 km/h.

Rétropédalage ? Aussi bien la députée-maire de Rennes que le préfet s’en défendent. Bien au contraire. « L’expérimentation a été très positive et menée de façon très rigoureuse. Les mesures ont montré que la baisse de la vitesse de 110 à 90 km/h a engendré une forte baisse de la pollution », souligne le préfet.

« Par contre, sur les portions à 70 km/h, les résultats ne portaient pas les mêmes conclusions. » Une pollution enregistrée plus importante, un trafic moins fluide « avec plus de zones de saturation et de congestion », plus d’accidents et un gain sonore imperceptible.

Conclusion : « Cette baisse de la vitesse n’était pas pertinente. J’ai donc demandé au comité de pilotage de retenir une vitesse uniforme de 90 km/h. » Une expérimentation qui aura coûté 250 000 €.

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