Oise : 1 000 smartphones et tablettes pour améliorer les contrôles de la gendarmerie (historique complet des PVs)

On n’a jamais vu une telle révolution depuis l’invention des Brigades du Tigre, en 1907. » Le colonel François Brémand, le patron des gendarmes de l’Oise, est fier du nouvel outil dont vont s’équiper ses hommes. Son nom : « Néogend ». Un dispositif national – testé dès l’an dernier dans le Nord et en Ile-de-France – qui prévoit de doter les 1 150 militaires oisiens de 800 smartphones (individuels) et de 200 tablettes (collectives) d’ici à la fin de l’année.  « On fait un bond en avant. C’est comme passer de la voiture hippomobile au moteur à explosion, soutient le colonel. Les possibilités sont infinies. »

L’une des particularités du dispositif, c’est d’être connecté avec les données du ministère de l’Intérieur. Il suffit pour cela de scanner un permis de conduire, une pièce d’identité ou une carte grise, grâce à la caméra de l’appareil. Et tout l’historique de la personne s’affiche. Exemple avec Muriel, arrêtée pour un contrôle routier à Pontarmé. « Vous avez vos douze points, constate l’adjudant Michel. Je vois que vous avez eu un excès de vitesse en octobre 2015. Et un autre en 2005. »

Parmi la cinquantaine d’applications en développement, une permet de dresser des contraventions en temps réel. « Ce (jeudi) matin, on a verbalisé un automobiliste pour vitesse excessive à la sortie de Senlis, illustre le gendarme Wilfried. Il n’a pas perdu de point mais a eu droit à une amende de 90 €, qui a été transmise immédiatement au centre de traitement de Rennes. » Un outil « si facile à utiliser que ça donne envie de faire du PV », reconnaît un militaire. L’opération prend moins de cinq minutes avec la tablette, quand il en faut quinze ou vingt via les PC à bord des camionnettes, utilisés habituellement. Tout passe par la 4G. A défaut, l’appareil opte pour la liaison radio traditionnelle.

Oise : 1000 smartphones et tablettes pour les… via leparisien

Le Parisien

Voir aussi sur le CNT de Rennes : Le Centre National de Traitement des Infractions Routières falsifie des photos

Voir aussi sur l’ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions), qui pilote le CNT :

Utilisation de l’argent des PV, un employé du centre gagne en moyenne 8000€/mois

Le patron de l’ANTAI (Jean-Jacques Debacq), également préfet, obligé de démissionné car il faisait payer ses PV par le Trésor Public