Une verbalisation « à la volée » par caméra pour les véhicules trop polluants ?

Une nouvelle machine pour générer des PV ? Le sénateur de Paris, Roger Madec (sénateur PS, sans profession, depuis toujours employé par le parti ou élu, ndlr), demande à ce que les forces de l’ordre puissent vidéoverbaliser les personnes ne respectant pas les restrictions de circulation imposées par certaines villes aux véhicules les plus polluants. L’intérêt ? Plus besoin d’interpellation, tout se ferait à distance, grâce aux caméras de surveillance.

La vidéoverbalisation, si elle reste encore assez peu connue du grand public, repose sur un principe simple : à partir des images retransmises par des caméras installées sur la voie publique, l’agent derrière ses écrans peut constater l’infraction et dresser un PV électronique, qui est reçu quelques jours plus tard par le propriétaire du véhicule. Exactement de la même manière que pour les radars automatiques.

Aujourd’hui, cette technique sert essentiellement à sanctionner les manquements aux règles relatives au stationnement, au respect des feux rouges ou à la circulation dans des voies réservées, conformément à l’article L121-3 du Code de la route. Seules quelques grandes villes ont d’ailleurs opté pour ce genre de dispositif, à commencer par Paris (ndlr: plus d’une cinquantaine, dont l’aéroport d’Orly, Toulouse, Menton, Tourcoing…). Et pour cause, cela nécessite un matériel et des moyens humains conséquents .

La liste des infractions « vidéoverbalisables » s’apprête toutefois à être étendue par les pouvoirs publics.

Roger Madec, sénateur PS, voudrait toutefois que la vidéoverbalisation soit également possible dans un cas de figure bien précis : pour les infractions aux « arrêtés limitant l’accès des véhicules les plus polluants à certaines zones ou à l’ensemble du territoire d’une commune ». Il ne faut pas oublier que la ville de Paris est désormais interdite (pendant les jours ouvrés, de 8h à 20h) aux voitures et deux-roues considérés comme les plus polluants…

Le parlementaire explique que cette réforme « ne pourrait être efficacement mis[e] en œuvre sans création d’un dispositif de contrôle des plaques d’immatriculation par vidéoverbalisation ».

NDLR : n’hésitez pas à partager votre avis directement auprès de Roger Madec joignable par mail de préférence r.madec@senat.fr, car ses comptes twitter ou facebook apparaissent inactifs.

Source 1, Source 2, Source 3 (Nextinpact), Source 4

  • C.

    Merci pour l’adresse. Je me suis fendu d’un petit courriel pour ce cher sénateur.

    Monsieur, bonjour,

    Permettez-moi de me présenter : je me prénomme Y. C. et j’ai bientôt 24 ans.

    Je constate que vous souhaitez faciliter la verbalisation des usagers de véhicules anciens dans Paris par vidéo-verbalisation.

    Je ne vous citerai pas tout l’argumentaire sur le mal-fondé de la mesure de Mme Hidalgo, à commencer par l’incohérence d’autoriser la circulation de SUV de plus de 2 tonnes inadaptés à la ville, produisant bien plus de pollution à la construction, à l’utilisation (surtout en ville et malgré les dispositifs antipollution qui ne font que déplacer le problème) et à la destruction que la plupart des autos dont le Maire de Paris souhaite la réforme.

    Je me permets enfin de vous rappeler qu’en tant que sénateur, vous êtes payés par les contributions de l’ENSEMBLE des citoyens, et non uniquement des quelques parisiens ayant le souhait compréhensible mais utopique d’une ville débarrassée de l’automobile.
    D’autre part, je pense qu’un petit tour de la capitale, non en automobile mais à pieds et en métro, vous permettra de constater qu’il y a beaucoup plus urgent à faire pour la rendre plus agréable aux yeux de tous que de s’en prendre aux automobilistes contribuables !

    Ainsi, en tant que citoyen francilien, principalement cycliste mais aussi utilisateur des transport en commun, piéton et parfois automobiliste, je vous demande de ne pas collaborer à la politique de Mme Hidalgo et de faire preuve de tolérance envers ceux qui roulent en automobile d’avant 1997.

    Veuillez agréer mes salutations distinguées.