Vitesse: des nouvelles contraintes sur les autoroutes belges?

Les autorités belges prévoient d’introduire une limitation de vitesse lors de mauvaise météo sur les autoroutes, sur le modèle français. Probablement plus facile que de prévenir les dangers de l’alcool ou du téléphone au volant.

La plupart des pays laissent le bon sens des conducteurs juger la situation (ralentir en cas de mauvaise météo), ou, comme c’est le cas de certaines autoroutes allemandes, mettent en place des limitations de vitesse automatisées selon les conditions météo ou de trafic (à 6 niveaux: 40, 60, 80, 100, 120 et sans limite). Les problèmes juridiques sont en effet nombreux, par exemple il peut-être difficile de prouver qu’il pleuvait exactement à l’endroit où un conducteur n’a pas observé la limitation de vitesse en temps de pluie, alors que les policiers se trouvent 500 mètres plus loin.

La question se pose néanmoins: au lieu des 120 généralisés, 130 et 110 km/h comme en France? Ou 120 et 110 km/h en temps de pluie?

L’article de la RTBF:

La seule limite de vitesse officielle s’impose en cas de smog, cette brume polluante qui envahit notre atmosphère. Benoît Godart, de l’IBSR, l’Institut belge pour la sécurité routière explique: « Sur l’ensemble du réseau autoroutier belge, c’est 120 kilomètres à l’heure, quelles que soient les circonstances. Un article du code de la route précise bien qu’il faut adapter sa vitesse aux conditions climatiques notamment, mais peu de conducteurs s’en soucient (sic). Et donc, pourquoi ne pas voir si diminuer sa vitesse par temps de pluie peut avoir des effets bénéfiques non seulement pour la sécurité routière mais aussi sur la mobilité (sic !) et l’environnement. » 

La ministre fédérale de la Mobilité, Jacqueline Galant, demande à l’Institut belge une étude sur l’opportunité d’adapter les limites de vitesse sur autoroutes aux conditions de trafic ou météorologiques. « Une étude objective, approfondie et j’espère avoir les résultats d’ici l’été 2016 pour prendre des décisions  » explique la ministre. Elle rajoute « Les organisations d’automobilistes et de transport ont des opinions intéressantes et nuancées à ce sujet. Forts de l’expérience positive des Etats généraux de la sécurité routière, nous pouvons également examiner comment associer le citoyen à ce débat. Enfin, cela nécessitera évidemment aussi une concertation avec les Régions, s’agissant par exemple de l’état de la chaussée ou de la pose de panneaux de signalisation flexibles« .

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