Débat sur la liberté d’informer : pourquoi interdire les avertisseurs de radars ?

Le sénateur Jean-Pierre Grand, homme politique de profession, souhaite faire interdire les avertisseurs de radars. Il propose en effet de rendre illégaux tous les moyens permettant de prévenir les usagers de la route de contrôles de la part des forces de l’ordre ; particulièrement les systèmes avertisseurs de zones de danger, que ce soient des appareils de type Coyote ou des applications pour smartphones (comme Waze), mais également les groupes Facebook.

L’association « 40 millions d’automobilistes » dénonce dans un communiqué « une mesure abusive, destinée à piéger les automobilistes et à accroître encore l’argent des radars. »

« Interdire toute signalisation, que ce soit par le biais des réseaux sociaux ou de boîtiers communautaires, c’est insensé. D’abord parce que ces outils ont un véritable rôle à jouer dans la sécurité routière : ils préviennent des zones potentiellement dangereuses, rappellent les limitations de vitesse et favorisent donc la vigilance des usagers. D’autre part, parce que ces dispositifs sont aujourd’hui à ce point développés et répandus parmi les automobilistes – on parle en millions d’utilisateurs – qu’il serait irréaliste de chercher à les interdire totalement » explique Daniel Quéro, président de « 40 millions d’automobilistes ».

Le sondage du Parisien montre d’ailleurs que 77% de ses lecteurs sont opposés à cette interdiction. Le fond du débat est malheureusement absent dans la presse : pourquoi les conducteurs en France utilisent-ils autant les avertisseurs ? Sont-ils tous déraisonnés ou bien il y-a-t-il trop de radars pièges ? Les limitations de vitesses sont elles réellement légitimes ? Les sanctions sont-elles proportionnées ?

Rappel de l’argument de Jean-Pierre Grand : Alors que l’Etat d’urgence est en vigueur dans notre pays, le signalement de la localisation des contrôles routiers et donc de la présence des forces de l’ordre constitue une source d’information majeure pour les délinquants, voire pour les terroristes, s’inquiète l’élu. D’autant plus que la mortalité routière est repartie à la hausse et que ce genre de comportements a des conséquences sur l’efficacité de la politique de lutte contre l’insécurité routière.

 

Rappel sur Jean-Pierre Grand :

  • soutient Alain Juppé aux primaires de la droite
  • est sénateur de l’Hérault, maire de Castelnau-le-Lez (depuis 33 ans) et conseiller de Montpellier Méditerranée Métropole
  • a un chauffeur (du parc automobile du Sénat) et déclare environ 12 500 euros net par mois (dont 7 870 pour ses mandats d’élu, soit 2 570 pour ses mandats locaux et 5 300 en tant que sénateur, ainsi que 4 700 provenant d’une SCI)
  • accusé d’avoir révélé des correspondances privées (affaire Reynié)
  • peut être contacté par mail (jp.grand@senat.fr), sur sa page Facebook ou par Twitter

Sénat, Wikipedia, Nos Sénateurs, Le Figaro, La Dépêche, Le Parisien