En bref : surcoût de 2 000 à 2 700 euros par véhicule, pour un gain en carburant moyen de 11%, soit 150€/an.
Le surcoût amorti en 13 ans
Pour un surcoût par véhicule de 2 000 à 2 700 euros en moyenne selon l’administration américaine, le gain de carburant moyen est de 11%, soit 150€/an, sur une base de 11 000km/an et une consommation de 6,5L/100km. Soit un amortissement du surcoût en 13 ans.
Une efficacité très contestée
Une étude PLOS One sur un algorithme “intelligent engine start‑stop trigger system” montre que, pour un arrêt à un feu rouge de moins de 5 s, le carburant consommé par l’activation du système start‑stop est supérieur à celui de l’attente au ralenti, à cause du coût énergétique du redémarrage.
Un article SAE proposant un système d’apprentissage du comportement conducteur indique que certains usages (par exemple usage fréquent du frein de stationnement à l’arrêt) perturbent la logique de coupure moteur, ce qui peut limiter l’activation du système ou générer des coupures jugées inappropriées.
L’administration Trump sonne le glas du Start & Stop « universellement détesté«
Dans ce qui est décrit comme « la plus grande action de déréglementation de l’histoire américaine », l’administration Trump, via l’Agence de protection de l’environnement (EPA), a annoncé la fin des mesures incitatives pour le système Start & Stop dans les véhicules neufs.
Une technologie « punitive » pour les consommateurs
L’EPA, sous la direction de Lee Zeldin, a qualifié la fonction Start & Stop de technologie « presque universellement détestée » par les automobilistes. Selon l’administration, ce dispositif — qui coupe le moteur à l’arrêt pour économiser du carburant — a été imposé aux consommateurs américains par des réglementations environnementales excessives héritées des ères Obama et Biden.
Donald Trump a personnellement critiqué cette fonctionnalité, affirmant qu’elle nuisait au confort de conduite et à la sécurité, tout en gonflant artificiellement le prix des voitures. L’EPA estime que l’élimination de ces contraintes et des crédits d’émissions associés pourrait réduire le prix d’un véhicule neuf de près de 2 400 à 3 000 dollars en moyenne.
La fin des « crédits » pour les constructeurs
Concrètement, l’EPA ne « bannit » pas la technologie, mais elle supprime les « crédits off-cycle ». Auparavant, les constructeurs automobiles recevaient des bonus réglementaires (des crédits CO2) lorsqu’ils installaient le Start & Stop. Ces crédits les aidaient à atteindre les objectifs fédéraux de réduction des gaz à effet de serre.
En supprimant ces incitations et en révoquant l' »Endangerment Finding » (le fondement scientifique permettant à l’EPA de réguler le CO2), le gouvernement enlève toute raison économique aux constructeurs de maintenir ce système par défaut.
Vers un retour au choix du consommateur
Pour les défenseurs de cette mesure, il s’agit de restaurer le « choix du consommateur ». Actuellement, sur la plupart des modèles, le conducteur doit désactiver manuellement le Start & Stop à chaque démarrage. À l’avenir, les constructeurs pourraient soit rendre l’option désactivable en permanence, soit la supprimer totalement de leurs chaînes de montage pour réduire les coûts de production.
La Maison Blanche a annoncé cela sur X (ex Twitter) ce vendredi 13 février.
Keeping cool while Making America Hot Again. 🏁
— The White House (@WhiteHouse) February 13, 2026
Auto start-stop is officially dead. pic.twitter.com/9th5fq6wwF
Et ce, malgré une erreur de taille, puisque le modèle présenté de Toyota Prius ne possède pas de boutons Start & Stop…
















