Rappel sur la pollution aux particules fines : le métro pire que le périphérique parisien

Mise à jour du 18 05 2015
Le métro est-il un moyen de transport sûr? Oui, si l’on considère les accidents peu nombreux, mais beaucoup moins si l’on mesure la qualité de l’air, notamment la pollution aux particules fines, que son fonctionnement produit. Sous terre, l’air est quatre fois plus vicié qu’à la surface.

Dans le métro encore plus qu’ailleurs, la pollution aux particules fines est omniprésente et d’autant plus dangereuse qu’elle y est invisible, inodore, incolore. Les usagers ne se doutent pas un instant que la norme supérieure de 50 microgrammes par m3 et par jour est souvent allègrement dépassée. Une pointe à 237 microgrammes a été enregistrée à l’heure de pointe soit quatre fois le seuil d’alerte. Sur certaines lignes de métro, ce seuil d’alerte est très régulièrement et très largement dépassé.

Selon l’allergologue Farid Marmouz, une « vigilance » s’impose. Ce conseiller de l’association Asthme et allergies pointe le fait que « la pollution dans le métro est effectivement beaucoup plus élevée que dans les rues de Paris et sur le périphérique parisien« . Selon le spécialiste, il faut commencer à prendre en compte le risque à partir du moment où l’on prend le métro « plus de 35 jours par an ».

Concernant le transport routier, en cas de seuil dépassé, des mesures de réduction de la vitesse voire de circulation alternée coercitives sont prises à l’encontre des conducteurs assortis de recommandations d’utiliser les transports en commun!!!! Une fois encore, la mairie de Paris, loin d’être pragmatique, fait fausse route et se trouve dans le dogme anti-voitures.

Source: BFMTV 18/05/2015

 

Article du 8/12/14

Des analyses demandées par le syndicat montrent un taux de concentration [en particules fines] supérieur à 100 microgrammes/m3  dans les métros de Paris, Lyon, Marseille et Toulouse. Alors que l’Union européenne recommande, dans un décret paru le 21 octobre 2010, une dose maximale de 50 microgrammes/m3 , celle relevée dans le métro oscille en moyenne entre 100 et 200 microgrammes/m3. La pollution aux particules fines y est donc très élevée et largement supérieure aux recommandations sanitaires.

En circulant, les trains libèrent des particules fines qui polluent l’air des sous-terrains. Le taux mesuré par la RATP ces trois dernières années est souvent entre deux et quatre fois plus élevé que le périphérique.

La station Auber a un taux de 212 microgrammes par mètre cube (2012) ! (les normes européennes sur la pollution aux particules fines imposent un maximum de 50 microgrammes sur 35 jours de pic et 40 microgrammes de moyenne maximale sur l’année, ndlr)

Premiers gênés, les conducteurs de la RATP. « La pollution [aux particules fines] est là, on la sent, on la voit. Quand on rentre chez nous elle est partout, sur le corps, les cheveux. Il suffit de nettoyer son visage avec un coton pour voir les résidus sur la peau. Les cols de nos chemises sont noirs. Même lorsque l’on se mouche, il y a du dépôt« , raconte Cédric G., qui travaille sur la ligne A.

Aujourd’hui, le 8 décembre, le niveau de pollution aux particules fines est de 55 microgrammes à Paris.

Sources : La Croix, Le Monde, Metro

 

 

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