Le texte évoque les mesures des pouvoirs publics français pour encourager le passage aux véhicules électriques, notamment via le système de bonus-malus écologique instauré en 2008. Initialement conçu pour promouvoir la transition énergétique, ce système est devenu une importante source de revenus fiscaux, avec une augmentation spectaculaire des recettes, passant de 133 millions à 737 millions d’euros en trois ans. Ce malus ne concerne plus seulement les véhicules de luxe, mais aussi des modèles courants comme ceux de Renault, Dacia ou Peugeot. En parallèle, un impôt sur le poids des véhicules, touchant initialement ceux de plus de 1,8 tonne, a été élargi.
Le texte souligne que la fiscalité automobile est un levier facile pour l’État français, où les prélèvements obligatoires et la dépense publique sont parmi les plus élevés au monde. Les automobilistes représentent environ un tiers des recettes fiscales de l’État, notamment via la taxation des carburants.
Enfin, l’automobiliste est devenu une cible privilégiée de la transition énergétique en raison de la dépendance à la voiture, particulièrement dans les zones périphériques où elle est indispensable. Cette situation reflète une hostilité croissante envers l’automobile dans les cercles intellectuels et politiques français, contribuant à une baisse de la production automobile nationale.















