Le secteur de la distribution automobile traverse une période critique. La chute des ventes de véhicules neufs (–25 % par rapport à l’avant-Covid), la hausse des frais financiers, et la dépréciation des véhicules électriques d’occasion fragilisent l’ensemble du modèle économique des concessionnaires.
Même les centres de profits traditionnels comme l’après-vente ou le marché de l’occasion montrent des signes d’essoufflement. La rentabilité du réseau Peugeot, par exemple, a stagné autour de 0,15 % en 2024. Le recul de la fréquentation en showroom, la flambée des coûts fixes (salaires, énergie, foncier) et l’incertitude autour des motorisations renforcent les difficultés du secteur.
Le leasing écologique, mal adapté à la réalité du marché, contribue aussi à fragiliser les distributeurs, désormais réticents à s’engager dans les nouvelles offres prévues à la rentrée. Résultat : une transformation en profondeur du modèle s’impose.
Pour compenser la baisse des revenus liés à l’électrique, les concessionnaires misent désormais sur la vente de pièces détachées, la carrosserie (touchée par une sinistralité plus forte avec l’électrique), et le marché de l’occasion, malgré la baisse des prix. Certains s’ouvrent même à de nouveaux segments, comme les marques chinoises ou les deux-roues, dans une logique de diversification.
Face à un marché en mutation rapide, seule une réorganisation profonde et agile permettra aux réseaux de rester rentables et compétitifs.
















