Depuis juin 2024, les automobilistes circulant sur une partie du périphérique munichois (Ring), entre le parc olympique et le pont de Donnersberg sur le Mittlerer Ring, l’un des axes routiers les plus importants de Munich, étaient contraints de rouler à 30 km/h. Cette mesure avait été adoptée pour faire baisser les concentrations de dioxyde d’azote (NO₂) mesurées à la Landshuter Allee, évitant ainsi une interdiction de circulation pour les véhicules diesel, y compris ceux répondant à la norme Euro 5, c’est-à-dire immatriculés en 2011 et après (Crit’Air 2).
À l’époque, près de 50 000 véhicules auraient été concernés par un tel bannissement. Le choix du 30 km/h se voulait donc un compromis. Mais comme souvent, les restrictions temporaires ont tendance à s’installer durablement… même lorsque leur justification disparaît.
Une qualité de l’air en nette amélioration
Les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes. Dès 2024, la concentration moyenne annuelle de NO₂ est passée sous le seuil légal de 40 µg/m³, pour atteindre 39 µg/m³, puis 38 µg/m³ en 2025. Mieux encore : une expertise commandée par la ville prévoit 35 µg/m³ en 2026, même avec un retour à 50 km/h.
Face à ces résultats, le maire de Munich, Dieter Reiter, a logiquement décidé de lever la limitation. Il a mandaté l’administration pour modifier le plan de protection de l’air et rétablir la vitesse de 50 km/h « le plus rapidement possible ». Une position cohérente : les restrictions ne doivent pas durer plus longtemps que nécessaire.
Pour rappel en France, la grande majorité de la pollution de l’air ne provient pas de l’agglomération en question mais du reste de la France et de l’étranger.
Un soulagement pour les habitants et usagers
Pour des dizaines de milliers d’automobilistes, ce retour à une vitesse normale est une bouffée d’oxygène. Le 30 km/h sur un axe de transit majeur générait ralentissements, congestion et perte de temps, sans bénéfice environnemental supplémentaire démontré.
La CSU, à l’origine d’une demande officielle de suppression de la mesure dès décembre, estime à juste titre que le 30 km/h n’était plus proportionné une fois les seuils respectés. Revenir à 50 km/h, c’est aussi restaurer une circulation plus fluide, réduire les embouteillages et donc, paradoxalement, limiter certaines émissions liées aux arrêts et redémarrages incessants.
Merci à Franck, illustration Henning Schlotmann (User:H-stt), CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons
















