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Contrôle technique : contrôle de l’opacité des particules fines pour 2019, contrôle des 5 gaz en 2022

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Depuis 1992, tout propriétaire d’un véhicule de tourisme de 4 ans et plus doit obligatoirement présenter sa voiture au contrôle technique.En 2011, la Commission européenne s’est donné pour but de diviser par 2 le nombre de tués sur les routes par rapport à 2010. Un objectif ambitieux qui passe par une harmonisation du contrôle technique au niveau européen et a amené la Commission à adopter en 2014 la directive n° 2014/45, qui prévoit la mise en œuvre d’un contrôle technique plus strict permettant notamment d’écarter du parc de véhicules roulant les voitures jugées dangereuses.

Quelles sont les nouveautés du contrôle technique automobile 2018 ?

Chaque pays membre de l’Union européenne a donc l’obligation de transposer cette directive dans son droit national et c’est ainsi qu’en France, à partir du 20 mai 2018, tous les véhicules de tourismes seront soumis à un contrôle technique renforcé basé sur un référentiel plus précis, qui passera en revue 132 points de contrôle (contre 124 auparavant), mais détaillera surtout 606 défauts potentiels, dont 467 entrainant une contre-visite, contre 178 sur 411 jusqu’alors.

Dans la version 2018 du contrôle technique, les défauts seront donc classés en 3 catégories : les défauts mineurs (sans conséquence sur la validation du contrôle technique, au nombre de 139) et les défauts majeurs qui devront, comme avant, faire l’objet d’une réparation avant une contre-visite obligatoire dans les 2 mois. À noter à ce sujet qu’un bon nombre de défauts qui étaient alors considérés comme « mineurs » seront désormais qualifiés de « majeurs ».

Les 127 défaillances « critiques », enfin, feront l’objet d’un traitement inédit et tout particulier : sur le modèle du dispositif appliqué pour les poids-lourds, elles entraineront l’immobilisation quasi-immédiate de la voiture ; le propriétaire n’aura plus que jusqu’à la fin de la journée du contrôle technique pour conduire son véhicule à l’endroit où il devra être réparé (garage ou domicile). Passé ce délai, la voiture sera interdite à la circulation sous peine d’amende et ce, jusqu’à la date de la contre-visite. Ces défauts critiques qualifieront exclusivement des défaillances « constituant un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l’environnement » (ex : insuffisances dans le système de freinage, corrosion du châssis diminuant sa résistance, câblage électrique risquant de toucher des pièces chaudes, sièges mal fixés…).

Quelles sont les conséquences pour l’automobiliste ?

Une analyse plus précise de chacun des points de vérification, c’est forcément plus de temps passé sur chaque véhicule… et donc une augmentation du prix de la prestation pour l’automobiliste. Actuellement facturé autour de 65€, les professionnels estiment que le contrôle technique pourrait coûter en moyenne 15 à 20% plus cher à partir du 20 mai 2018.

L’augmentation du nombre de défauts entrainant une contre-visite obligatoire ne manquera pas d’accroitre le nombre de contre-visites (de +19% à +25% d’après les centres de contrôle technique automobile).

À partir de mai 2018, l’inspecteur du contrôle technique pourra interroger un serveur central sécurisé : celui-ci lui permettra d’établir si le kilométrage affiché au compteur du véhicule est cohérent avec celui relevé lors de précédent contrôle technique, et donc de détecter plus facilement une éventuelle fraude au compteur kilométrique.

La réforme 2018, et après ?

On le sait peu, mais le contrôle technique automobile est en constante évolution. Ainsi, après les évolutions de mai 2018, d’autres bouleversements viendront ébranler le milieu dès le 1er janvier 2019 : à cette date, la réglementation prévoit l’introduction d’un contrôle de l’opacité des particules fines, en particulier pour détecter les véhicules diesel « défapés » (c’est-à-dire dont le filtre à particules, organe obligatoire sur les diesels depuis 2011, aurait été désactivé illégalement, pour améliorer les performances du véhicule).

Puis, à partir de 2022, c’est le « test 5 gaz » (monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, hydrocarbures imbrûlés, oxydes d’azote et dioxygène) qui devrait prendre le relai : les véhicules dépassant les seuils maximum d’émissions de polluants pourraient, à terme, être interdits à la circulation.

Source

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