Réforme du permis de conduire: Les délais d’attente ont reculé de 30% en moyenne depuis 2014

Bonne nouvelle pour les candidats aux permis de conduire. Au 31 janvier 2016, le temps moyen d’attente entre la première et la deuxième présentation à l’examen du permis B avait reculé en moyenne de 27 jours par rapport à 2014 (passant de 90 à 63 jours).

Encore 98 jours d’attente dans les Hauts-de-Seine

Autre point positif : la quasi-totalité des départements de France sont concernés, même l’Indre (-12 jours par rapport à 2014), et la Corse du Sud (-17 jours), dont l’attente avait continué d’augmenter entre janvier 2015 et 2016.

Mais la réduction n’est pas partout de la même ampleur. Ainsi en Corrèze, le délai n’a diminué que de trois jours mais reste dans la fourchette basse avec « seulement » 47 jours d’attente fin 2016 contre 50 en 2014. A l’autre extrémité, on retrouve la Seine-Saint-Denis où les délais d’attente ont été divisés par deux en deux ans (80 jours fin 2016 contre 161 en 2014, soit -50 %).

Plus généralement, les départements de la région Ile-de-France, qui était l’une des zones les plus tendues pour les candidats, affichent des reculs supérieurs à la moyenne : -38,4 % à Paris (85 jours contre 135 en 2014), -45 % en Seine-et-Marne (77 contre 134 jours), -38,5 % dans les Yvelines (70 contre 114), -41,7 % dans l’Essonne (67 contre 115), -30,9 % dans les Hauts-de-Seine (98 contre 142), -42 % dans le Val-de-Marne (87 contre 151), -42 % dans le Val-d’Oise (78 contre 135).

Au total, alors qu’en 2013, dix départements présentaient des temps d’attente de 120 jours ou plus, fin 2016, l’attente maximale – enregistrée dans les Hauts-de-Seine – était de 98 jours.

Délégation du Code de la route et renforts d’agents publics

Pour le gouvernement, cette forte réduction est le résultat direct des réformes menées depuis juin 2014 notamment pour recentrer le travail des inspecteurs sur le passage de l’épreuve pratique du permis auto : depuis le 1er juin 2016, la surveillance de l’examen du Code de la route est déléguée à des organismes privés agréés par l’Etat. L’objectif affiché par le délégué interministériel à la sécurité routière : permettre de dégager 142.000 places d’examen supplémentaires par an.

Depuis février 2016, les inspecteurs peuvent aussi compter sur le renfort d’agents publics, et notamment de postiers devenus examinateurs. A cela s’ajoute, la réduction depuis l’été 2015 de la durée de l’épreuve, de 35 à 32 minutes, « par la suppression d’étapes inutiles », comme une manœuvre. Cela devait permettre le passage de 13 examens par jour au lieu de 12, représentant sur l’année 117.500 places d’examen B supplémentaires, selon le ministère.

*A l’exception du Tarn (+9 jours de 57 à 66), de Saint-Pierre-et-Miquelon (+2 jours de 89 à 91 semaines) et de Mayotte (stagne à 83 jours)

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