Sécurité routière et mobilités : la haute administration dérape

Sécurité routière et mobilités : la haute administration dérape

La Sécurité routière a délivré ses chiffres d’accidentologie pour mars et avril 2020, ce qui aurait permis de jauger de l’efficacité de confinement sur le taux de mortalité routière. Sauf qu’il est préférable désormais de délaisser, ou plutôt de dépasser, le commentaire de chiffres. Car ils n’ont au final que peu d’importance en raison de la politique invariable du gouvernement français. […]

Pourquoi ? Parce qu’en réalité, la vitesse focalise –pour une raison technique et surtout fiscale- l’attention des autorités.

Pour raison technique tout d’abord : c’est un critère facile à mesurer, avec l’appoint d’un cinémomètre (un appareil capable de déterminer le déplacement d’un objet mobile d’un point A à un point B en un temps donné).

Et pour raison fiscale en corollaire : c’est une ressource financière conséquente dont les gouvernements sont désormais frappés d’addiction. Les recettes issues des infractions routières avaient atteint le record de 1,378 milliard en 2017 avant de décliner suite au mouvement des Gilets jaunes mais engrangeant encore 1,296 milliard d’euros en 2019). Ainsi, les contrôles de vitesse, plus automatisés, plus imparables et plus pratiques que les contrôles de somnolence, d’alcoolémie ou de prises de stupéfiants par exemple sont déployés sur les axes routiers les plus rentables.

[…]

La première est l’absence de distinction entre excès de vitesse et vitesse excessive. L’excès de vitesse est une infraction au regard de la transgression d’une norme fixée s’imposant sur une zone délimitée. La vitesse excessive est une erreur au regard de l’environnement de circulation où la conduite du véhicule s’adapte en fonction des éléments intérieurs (fatigue du conducteur, état de la mécanique, niveau d’essence etc.) et des éléments extérieurs (état de la route, visibilité réduite, météo dégradée etc.).

La seconde est la centralisation des décisions fixées abstraitement et sans concertation avec les usagers du réseau routier et de ses gestionnaires ; le 80 km/h est l’exemple le plus récent comme grotesque d’une bureaucratie centralisatrice inepte.

[…]

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