Quels sont les facteurs qui affectent la précision des éthylotests ?

Quels sont les facteurs qui affectent la précision des éthylotests ?

L’éthylotest, alcootest ou éthylomètre est un moyen relativement nouveau (2e moitié du 20e siècle) et innovant de mesurer le taux d’alcoolémie dans l’air expiré, surtout lorsque l’on s’apprête à prendre le volant après une soirée arrosée. Mais il faut savoir que de nombreux facteurs peuvent affecter la précision de votre appareil. Avant de vous les exposer en détail, nous vous proposons de visiter cette page https://www.weeza.fr/ethylotest/ pour tout savoir sur les éthylotests (histoire, principe de fonctionnement, avantages, défauts, meilleurs modèles, etc.).

L’étalonnage de l’éthylotest

Les éthylotests étant des appareils assez complexes, c’est pourquoi ils doivent être calibrés correctement et régulièrement (sauf s’il s’agit d’éthylotests jetables, utilisables en « Plug & Play »), sous peine de donner des résultats erronés.

Dans plusieurs pays, notamment aux Etats-Unis, les policiers sont censés recalibrer leur alcootest chaque fois qu’ils l’utilisent, et le noter à chaque fois que cela se produit. Comme nous le savons tous, des erreurs de lecture sont susceptibles de se produire. Si vous avez donc été soumis à un test par un appareil qui n’a pas été calibré, vous pouvez faire valoir votre droit et arguer qu’il ne fonctionnait pas correctement au moment du contrôle.

Ce qu’il faut savoir sur les tests uniques

Tentons une petite analogie avec les thermomètres. Disons que vous prenez votre température et qu’elle est supérieure à la moyenne, alors que vous ne vous sentez pas du tout fiévreux. La question qui se pose est la suivante : continueriez-vous à faire confiance aux résultats donnés par votre thermomètre ? Probablement non.

Il devrait en être de même pour un alcootest. Parce que le procédé de détection d’alcool dans l’air que vous expirez n’est pas une science exacte, plusieurs tests devraient être effectués pour s’assurer que vous êtes, de fait, au-dessus de la limite légale tolérée. Malheureusement, la plupart des agents de police n’administrent le test qu’une seule fois, ce qui signifie que si vous échouez, vous pourriez être coupable de conduite en état d’ébriété, alors qu’il existe une possibilité que des tests répétés aboutissent à des conclusions différentes. Selon les recherches, l’écart de précision peut atteindre 12 %, ce qui montre à quel point il est nécessaire d’obtenir plusieurs lectures avant de procéder à une évaluation finale.

Les pathologies et autres problèmes de santé

Certains troubles médicaux comme le reflux acide et le diabète produisent des enzymes qui peuvent être mal interprétées par les éthylotests à semi-conducteurs comme étant de l’alcool éthylique, ce qui donne un faux positif ou un taux d’alcoolémie plus élevé qu’il ne l’est en réalité.

Si vous souffrez de l’une de ces maladies, il est impératif que vous en parliez à la personne qui vous fait passer le test (par exemple, un policier, un responsable du lieu de travail, etc.) afin qu’elle puisse recalibrer l’appareil ou effectuer plusieurs tests si nécessaire. Munissez-vous d’un papier justificatif si vous êtes vraiment précautionneux.

Les « schémas » respiratoires

Il existe de nombreux facteurs qui peuvent altérer les lectures des éthylotests. Certains de ces facteurs ont trait à la manière dont nous insufflons l’air dans ces appareils : les soufflements brefs, interrompus ou non continus par exemple. Dans ce cas, la solution est simple : soufflez longuement et de façon ininterrompue dans l’appareil, et n’arrêtez que lorsque vous entendez un double bip, ou un double clic. N’oubliez pas que lorsque vous soufflez, l’appareil émet des bips réguliers pour indiquer qu’il enregistre bien votre échantillon d’air. Le double bip de fin indique que votre échantillon d’air a été enregistré, et que vous pouvez donc arrêter de souffler.

Les alcootests étant très sensibles, les résultats peuvent être faussés pour diverses raisons. Cette variance particulière explique pourquoi de multiples tests sont nécessaires, et pourquoi les différents schémas respiratoires des uns et des autres peuvent fausser les résultats. Par exemple, le fait de garder la bouche fermée peut entraîner une concentration plus élevée d’alcool éthylique. Le fait de retenir son souffle avant le test peut également entraîner une concentration plus élevée d’alcool éthylique. Même si la variance des résultats n’est pas si importante, elle peut être suffisante pour vous faire dépasser la limite légale. Chaque décimale compte.

Enfin, avant de souffler, assurez-vous que votre appareil a été entièrement calibré et qu’il fonctionne de manière optimale en nettoyant votre embout buccal et en attendant le délai recommandé avant de souffler (entre 15 et 30 minutes après avoir consommé de l’alcool).

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