Rodéos urbains : Darmanin annonce depuis plus d’un an qu’il va les éradiquer, mais sans succès

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Contrairement à la tolérance 0 sur la vitesse, grâce à des dispositifs de plus en plus sophistiqués et que les autorités implantent partout sur le territoire, la pratique du rodéo urbain semble bien tolérée par les autorités, beaucoup moins par les riverains.

Qu’est-ce qu’un rodéo urbain ? Un rodé urbain, rodéo sauvage ou encore « cross bitume » est une pratique illégale consistant à réaliser des courses ou des figures en deux roues motorisés ou quad.

Cette pratique, souvent réalisée en fin de journée, le soir voire la nuit, par des mineurs (relire Rodéo en quad : le conducteur n’avait que 9 ans !) constitue une réelle nuisance tant pour le voisinage, à cause du bruit (engins modifiés) que pour les passants, les conditions de sécurité n’étant souvent pas réunies : vitesse excessive eu égard aux circonstances, conduite sous l’emprise de stupéfiants ou alcool etc.

Le problème existe depuis des années et s’intensifie

Nous relevions déjà le fait que la police française a ordre de ne plus poursuivre les délinquants à deux roues, en 2014, soit il y a 8 ans ! Depuis, la situation n’a guère évolué, et se dégrade même. Les accidents mortels sont de plus en nombreux, une simple recherche Google suffit.

Extrait de la revue de presse Google sur les rodéos urbains

Des lois non appliquées, la police n’intervient pas (témoignages)

En France il est passible d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende depuis l’entrée en vigueur de la loi « renforçant la lutte contre les rodéos motorisés » le 3 août 2018. Mais cette loi n’a pas eu l’effet escompté.

Cette vidéo avait scandalisé tout internet : des jeunes faisaient la course avec la gendarmerie en commettant plusieurs infractions.

Ici, une patiente atteinte d’un cancer séjournant à l’hôpital se plaint des nuisances sonores. Des témoins affirment que la police ne fait que disperser et ne procède à aucune arrestation. Ces éléments corroborent le témoignage récent d’un policier confirmant que les contrôles radars sont là où ça rapporte ! Il faut taper «sur ceux qui peuvent payer».

Des annonces gouvernementales qui ne sont pas suivies des faits

Les annonces sont nombreuses. Il n’est pas nécessaire de remonter très loin dans le temps. Déjà en 2009, Paris Match évoquait l’alerte rouge. Puis en 2012 le Sénat avait été saisi de la question. Depuis 2017, une loi permet de saisir les véhicules concernés, mais les policiers témoignaient déjà à l’époque de leur impossibilité à agir. Une déclaration de 2020 du ministre de l’intérieur laissait sous-entendre que le problème allait être prochainement réglé. Puis s’en sont suivies de nombreuses annonces, comme l’a relevé ce twittos :

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