La France et l’Allemagne s’allient pour des essais de la voiture autonome

Je ne sais pas si nos constructeurs européens resteront parmi les meilleurs dans dix ans« . Cette affirmation courageuse n’est pas l’œuvre d’un quelconque constructeur automobile européen mais tout droit sortie de la bouche de Alexander Dobrindt, ministre des transports allemand. Cet aveu fait suite à une rencontre à Berlin entre les ministres allemands et français. Les deux pays ont signé une lettre d’intention pour la création d’une zone d’essai entre Metz et Merzig, ville allemande située dans la Sarre. Le tronçon de 68 kilomètres servira à expérimenter la conduite autonome.

Selon Alain Vidalies, secrétaire d’État français aux Transports, il s’agit « (…) d’évaluer les potentialités et les impacts de cas concrets de l’utilisation de la conduite automatisée et connectée, sans donner a priori la préférence à une technologie« . Ainsi les voitures autonomes auront à leur disposition plusieurs types de routes : autoroute, campagne et ville. Le parcours définitif sera mis en place vers la fin du mois de mars. Cette zone d’essais est ouverte à tous les constructeurs et équipementiers automobiles, aux sociétés de télécommunications, mais également aux acteurs du numérique.
Outre la conduite autonome, des technologies telles que la 5G via la communication V2V (véhicule à véhicule) vont être testées. Cet accord devrait permettre l’établissement de futures normes mais aussi de réglementations, notamment juridiques. En ligne de mire, la responsabilité du conducteur, qu’il soit humain ou artificiel. Gros débat en perspective qui se joue actuellement à l’ONU. Si, chez Volvo, c’est forcément le constructeur automobile qui sera responsable, cet avis n’est pas partagé par les autorités allemandes. Ces dernières viennent en effet d’adopter un projet de loi qui rend le conducteur humain responsable.

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