Nissan, Subaru: 30 ans de fraude aux inspections ?

Comme Nissan, Subaru avoue avoir réalisé des contrôles de véhicules non-réglementaires. Cela durerait depuis 30 ans !

Plusieurs constructeurs nippons auraient-ils profité d’une faille dans leur réglementation nationale pour mettre depuis plusieurs années sur leur marché domestique des véhicules n’ayant pas subi les contrôles obligatoires ? Après l’aveu par Nissan d’inspections finales truquées sur des voitures commercialisées durant les trois dernières années, Subaru a réalisé une enquête interne en accord avec une directive du ministère des transports japonais et a mis au jour une pratique similaire.

Pour pouvoir être homologué au Japon, chaque véhicule qui sort des chaînes de montage doit faire l’objet d’un contrôle par un technicien certifié employé par le constructeur. Pour obtenir ce poste, ledit technicien doit notamment avoir accumulé suffisamment d’expérience. Chez Subaru, des vérifications de ce type ont été confiées à des employés non-certifiés dont les directeurs de sites estimaient qu’ils avaient l’expérience et les compétences suffisantes, ce qui est illégal.

30 ans de fraude ?

Selon Subaru, il s’agissait techniciens spécialisés en mesure d’obtenir la certification, qui ont toutefois été autorisés à conduire les tests avant par leur supérieurs. Selon les propos du PDG Yasuyuki Yoshinaga rapportés par Reuters, cette pratique courait depuis plus de 30 ans, notamment dans l’usine principale de Gunma. Subaru envisagerait le rappel de 255.000 véhicules au Japon et précise que ceux exportés à l’étranger respectent les réglementations locales. « Le processus d’inspection finale est très important et nous réalisons que nous n’avons pas respecté les règles. Nous avons utilisé le même procédé durant plus de 30 ans sans réaliser qu’il ne se conformait pas aux normes du ministère », dixit le dirigeant.

Chez Nissan, la réalisation d’inspections finales par des techniciens non-certifiés pourrait dater d’aussi longtemps selon une source de Bloomberg proche du dossier. L’enquête en cours, réalisée avec un organisme tiers, aurait révélé qu’une telle pratique durerait au moins depuis 1979. Nissan devrait transmettre les résultats de cette investigation aux autorités de l’archipel le 8 novembre prochain.

Source