Insécurité routière en 2016 : 324 000 véhicules volés (incl. tentatives), 1 million de victimes de dégradation sur véhicule

238 000 voitures volées et 86 000 2-roues motorisés, tentatives incluses

Si la presse se fait volontiers l’écho de la facilité avec laquelle certains voleurs dérobent des voitures avec du matériel acquis sur Internet, il est tout de même de moins en moins aisé de voler un modèle récent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: selon le bilan de la très intéressante enquête de victimation «Cadre de vie et sécurité» conduite en 2017 par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), menée en collaboration avec l’INSEE et le SSM-SI (Ministère de l’Intérieur), et portant sur 2016, plus de 500 000 voitures (tentatives incluses) ont été volées en 2006 contre 238 000 en 2016. «Après avoir diminué de moitié de 2006 à 2012, leur nombre a peu évolué. Hormis une baisse observée entre 2013 et 2014, l’indicateur est resté relativement stable», note l’enquête.

Le «taux de victimisation» des ménages possédant au moins une voiture avoisine les 1%. Un certain nombre d’entre eux (121 000) a subi plusieurs faits de vol (ou de tentative) au cours d’une même année (8% des victimes). Près des trois quarts des vols (73%) ont lieu la nuit, et les trois quarts d’entre eux près de la résidence, majoritairement sur la voie publique (51%). Viennent ensuite les parkings ouverts (32%), puis les parkings fermés (seulement 13%). Dans 11% des cas, le véhicule n’a pas été retrouvé, et 15% d’entre eux l’ont été par leur propriétaire. Si les voitures ont été déplacées par elle-même, celles qui ont été retrouvées sont endommagées dans leur immense majorité (82%).

 

Ce chiffre inclue les «rodéos», ce nouveau fléau de la route. «Ce terme définit les situations pour lesquels le ou les auteurs des vols s’approprient une voiture pour en avoir un usage «récréatif», commentent pudiquement les rédacteurs de l’enquête. On note aussi que 1 188 000 ménages résidants en France métropolitaine ont été victimes l’an dernier de vandalisme contre leur voiture, soit 5, 1 % des ménages possédant une voiture. On constate que le vandalisme, à la différence des vols, n’a pas significativement diminué en dix ans.

 

 

 

Les deux-roues à moteurs paient eux aussi leur tribu. En 2016, toujours, le nombre de ménages victimes de vol ou de tentative de vol de motos ou de scooters s’est établi à 86 000 (2,4% des ménages possédant).

À noter: si la plupart des propriétaires de deux-roues sont victimes d’un vol effectif (62%), les tentatives ne sont pas rares. Environ les deux-tiers des victimes ne remettent pas la main sur leur véhicule. «Et quand c’est le cas, très peu retrouvent leurs biens dans un état identique: plus d’une victime sur deux estime que les dommages subis sont importants», note l’enquête.

Lire la suite sur le Figaro

Partagez