Ralentisseurs illégaux : chute de cyclistes ou motards, dommages sur les véhicules…

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Les ralentisseurs se sont multipliés dans nos rues et sur nos routes. Mais ils ne sont pas toujours aux normes et peuvent être dangereux.

Ce que l’on appelait encore, il y a quelques années «les gendarmes couchés» sont une arme imparable contre la vitesse et ils obligent les automobilistes à ralentir impérativement dans les zones 30, de plus en plus nombreuses en villes et les zones de rencontres entre les voitures, les deux-roues et les piétons. (sauf pour certains SUV qui passent sans difficulté, ndlr)

Mais voilà, si leur conception est théoriquement soumise à des normes réglementaires bien définies, sur le terrain, la réalité peut être beaucoup plus cruelle pour les pare-chocs, bas de caisse et autre carters… « En France, peu de communes connaissent parfaitement la réglementation sur la construction de ces ralentisseurs, constate l’association 40 millions d’automobilistes. Elles aménagent parfois des dos-d’âne surdimensionnés qui peuvent endommager les véhicules ou faire chuter des cyclistes ou des motards ». Les exemples sont nombreux d’automobilistes surpris par ce qui peut devenir un obstacle dangereux. Il faut dire qu’en la matière, on peut voir tout et n’importe quoi. «Ils sont souvent installés à la va-vite sans considérations des normes et des conditions légales», insiste l’association. Les normes ? La nomenclature administrative officielle recense trois types de ralentisseurs : le coussin, le plateau et le dos-d’âne… À charge pour les communes, le département ou la métropole, de les respecter sur les axes routiers qui sont de leur responsabilité. Sans garantie. «Je ne roulais pas vite, mais je l’ai vu au dernier moment et j’ai tapé très fort, raconte cet automobiliste, surpris par le ralentisseur installé dans une légère descente de la rue des Lavandes à Villeneuve-Tolosane, juste avant un carrefour. Partout où ces équipements sont installés, ils doivent pourtant être signalés par un panneau indicateur qui alerte le conducteur du rehaussement de la chaussée. Mais là encore, les règles ne sont pas toujours respectées. Un petit tour auprès des organismes censés faire respecter la légalité, préfecture, services de l’équipement, aujourd’hui rebaptisés direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), voire auprès des collectivités en dit long sur le flou qui entoure le sujet. En gros, chacun se renvoie la balle. Pas étonnant, à l’arrivée, de tomber sur des ralentisseurs à géométrie et donc sécurité variable. Il est peut-être temps de faire le ménage. Les usagers apprécieront.

Les trois types de ralentisseurs… légaux

Les ralentisseurs peuvent prendre différentes formes. Au gré de vos déplacements vous avez sans doute pu en distinguer trois types, qui peuvent, cependant, prendre des aspects très différents en fonction des adaptations «locales. Il faut donc distinguer :

Le coussin (ou coussin berlinois), une plaque carrée en plastique de 6 à 7 cm de hauteur et d’environ 1,80 m de largeur, à bords obliques, qui est placé au milieu de la voie, dans chaque sens de circ

Le plateau (ou ralentisseur trapézoïdal), qui est une surélévation de la chaussée de 15 cm de hauteur maximum sur la totalité de la largeur des voies de circulation et d’une longueur comprise entre 8 et 30 cm.

Le dos-d’âne, de forme circulaire ou trapézoïdale d’une hauteur de 10 cm (avec une variation maximum de 1 cm), d’une longueur de 4 mètres (plus ou moins 20 centimètres) et dont la saillie d’attaque est inférieure à 5 mm.

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