Toulouse : diminution de la vitesse à 90 km/h et installation d’un radar aléatoire sur la rocade Arc-en-Ciel en 2018

La vitesse est désormais à 90 km/h sur la rocade Arc-en-Ciel, qui était la dernière voie urbaine à 110 km/h. Un radar d’un type nouveau sera installé en 2018.

C’était le dernier tronçon de voie rapide urbaine de l’agglomération toulousaine encore limitée à 110 km/h, l’anneau périphérique et les autres voies rapides urbaines de l’agglomération étant limités à 90 km/h.Cette voie rapide de 7 km de long réalisée par le Département est passée, le 1er janvier dernier, sous la compétence métropolitaine. Jean-Luc Moudenc avait écrit au préfet pour lui demander le passage à 90 km/h sur cette voie. Le président de Toulouse Métropole a pris un arrêté qui entérine l’abaissement de la vitesse à 90 km/h sur la rocade Arc-en-ciel depuis le 4 décembre 2017.

Un radar «autonome»

Jean-Luc Moudenc a souhaité une harmonisation de la vitesse à 90 km/h sur la rocade Arc-en-ciel pour trois raisons : une accidentologie importante (deux accidents mortels en septembre 2016) et des excès de vitesse régulièrement constatés par la Direction Départementale de la Sécurité Publique ; une nécessité d’harmonisation avec les autres voies structurantes de l’agglomération qui sont toutes en limitation de vitesse à 90 km/h (nivellement par le bas, ndlr), hors réseau autoroutier (A61, A62, A64 et A68) et une volonté de protection environnementale avec la mise en application des orientations du Plan de Protection de l’Atmosphère qui doit également s’appliquer à la rocade Arc-En-Ciel. Interrogé dans nos colonnes le 20 septembre dernier, Jean-Michel Lattes, vice-président Toulouse Métropole en charge des Déplacements, avait indiqué que «le passage à 90 km/h sur cette voie présuppose aussi la mise en place de radars».

Des aménagements étaient aussi nécessaires avant la mise en place de cet abaissement de la vitesse autorisée de 110 km/h à 90 km/h : les panneaux de signalisation ont été changés.

NDLR : liste des derniers accidents mortels :

  • mars 2018 (après la limite à 90 km/h) : un conducteur percute un piéton, la nuit, sur une portion non éclairée.  (la rocade est bien entendu interdite aux piétons, La Dépêche). L’automobiliste a entendu un grand bruit sur sa voiture sans parvenir à identifier ce qui se passait. “Il s’est arrêté et a fait le tour de son véhicule mais n’a rien vu”, ajoute son avocat. Dans le doute, le conducteur a même contacté la police pour indiquer qu’il avait percuté quelque chose sans pouvoir l’identifier.
  • Septembre 2016 : motif inconnu, peu après 16 h 30, un motard de 50 ans est décédé après une chute, aucun tiers impliqué. Il est décédé sur place. (Actu.fr)
  • janvier 2014 : à 6h30, après avoir heurté le bord du giratoire, il fait des tonneaux et se tue, aucun tiers impliqué. (La Dépêche)

 

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