Drones : la priorité est de sanctionner ceux qui ne marquent pas l’arrêt au stop

Le délégué interministériel à la Sécurité routière était en Charente jeudi. Il a été séduit par le drone que les policiers d’Angoulême utilisent depuis deux semaines. Une première en France.

Le fourgon blanc, la voiture grise, le bus de la STGA et la plupart de ceux qui ont suivi n’ont rien remarqué. Ils ont allègrement «glissé» le stop de la Bussatte. Sous les yeux de la police. Sous le drone de Dimitri, le pilote de l’engin et motard au commissariat d’Angoulême.

Jeudi, par chance, ce n’était qu’une opération de démonstration à l’intention du délégué interministériel à la Sécurité routière, en visite dans le département. L’appareil a, lui, retransmis les images de l’infraction avec une netteté remarquable. À moins de 30 mètres, on l’entendait un peu. Grimpé à 100 mètres, c’est indétectable, inaudible, invisible. Redoutable.

Les policiers de Charente sont les premiers à l’utiliser. Parce que Dimitri et un officier ont les qualifications requises, sorte de code de l’air en vigueur pour les ULM qui «permet de piloter des drones en zone urbaine», précise le motocycliste.

Il a effectué plusieurs séances d’entraînement sur un terrain d’ULM à Dirac avant de se lancer sur le terrain. Depuis deux semaines, pour des missions autorisées à chaque fois par la préfecture – propriétaire de l’engin -, le drone est opérationnel.

L’opération surveillance du stop de la Bussatte, jeudi, c’était un peu pour la démonstration. Les qualités de l’appareil, sous ses quatre hélices, avec son vrombissement de grosse mouche, c’est surtout la surveillance. Six kilomètres de rayon d’action, jusqu’à 1 000 mètres d’altitude, des images haute définition, c’est idéal pour la surveillance.

«On l’a surtout utilisé sur la RN 10, pour les distances de sécurité et les dépassements des poids lourds.» Avec un succès certain. C’est moins cher et moins lourd à mettre en place que l’hélicoptère que les gendarmes, comme hier après-midi, envoient au moins une fois par mois surveiller les nationales. Et c’est diablement efficace.

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  • leon rorqueze

    Je pense que c’est là, les stop glissés, que s’exprime le plus le caractère vicieux des forces de l’ordre. Combien de de stops devraient être classifiés en « cédé le passage » … car large et lointaine visibilité dans toutes les directions. A force de presser le citron, ils cherchent toujours plus en avant la petite bête. Un jour viendra où ils nous reprocherons de lâcher d’une main le volant pour passer la vitesse. Et dire qu’ils sont pas fichus de respecter les procédures dans les affaire criminels … celle de la petite Maelys en cours, mais combien d’autres. Vicieux et incompétents car incapables de faire la part des choses … passer un stop à 2 ou 3 kms heures dans une zone claire et visible n’est pas aussi grave que de le griller à tombeau ouvert , sans visibilité et à 50 km heure. Pourtant la verbalisation est identique. En conséquence, je milite pour le respect stricte et ridicule du code de la route … et je participe activement à l’ impopularité des forces de l’ordre, oppressante. Je leur laisse ainsi l’haleine chargée de Renaud qui a embrassé un flic … sans que ce dernier ne fasse l’objet d’un éthylotest … A quand une journée du respect du code de la route ? Vous imaginez le manque à gagner de tous ces raquetteurs qui se goinfrent en prétendant être les sauveurs ? Oui à une véritable politique de sécurité routière … honnête et bienveillante.